Coup de pouce de la Lorraine aux travailleurs précaires

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Coup de pouce de la Lorraine aux travailleurs précaires

Message par JLD le Ven 26 Mar - 3:08

Coup de pouce de la Lorraine aux travailleurs précaires
Former pour sécuriser : la Lorraine donne un coup de pouce à ses travailleurs précaires
LE MONDE ECONOMIE | 01.03.10 | 15h41

Metz, correspondant

La région Lorraine va consacrer, en 2010, 1 million d'euros à la formation des travailleurs précaires. Créé en début d'année, son Fonds d'insertion pour les Lorrains (FIL) vise les salariés bénéficiant d'un contrat aidé, les personnes bénéficiant du revenu de solidarité active (RSA), les salariés à temps partiel, les intérimaires et les titulaires d'un contrat à durée déterminée (CDD) de moins de six mois. Il s'agit d'aider ces salariés, souvent peu qualifiés, à "rebondir" durant leur activité ou à l'expiration de leur contrat. "Un salarié précaire bascule très facilement dans le chômage. L'idée, c'est d'offrir des perspectives à ces travailleurs sans cesse sur la corde raide, dont le parcours est ponctué de multiples ruptures", explique Laurence Demonet (PS), vice-présidente déléguée à l'insertion professionnelle au conseil régional.

Qu'ils appartiennent ou non au secteur marchand, les employeurs peuvent aussi profiter de cette enveloppe pour donner à leurs salariés les plus vulnérables "les compétences nécessaires à une intégration durable" sur le marché du travail. "Le salarié peut s'adresser directement à nous et obtenir un chèque individuel de formation. Les employeurs peuvent recevoir une aide pour financer un plan de formation", précise Mme Demonet. La région finance 80 % du montant des projets retenus, avec un plafond de 5 000 euros.

Ce fonds vient combler un vide : le plus souvent, les salariés précaires ne sont pas éligibles aux aides à la formation pour les demandeurs d'emploi ou les personnes engagées dans un parcours d'insertion. "Nous voulions aussi répondre au développement des contrats aidés, qui ont plus que doublé en un an, passant de 8000 à 18000, ajoute Mme Demonet. Les employeurs qui ont recours à ce type de contrats ont désormais une obligation de formation."

Dans une région où le chômage a progressé de 19,4 % en un an, l'initiative est plutôt bien accueillie. "L'idée est intéressante", estime Gilbert Krausener, vice-président du Conseil économique et social (CES) de Lorraine, qui souligne qu'en 2009, le taux de chômage lorrain (9,9%) a connu la deuxième augmentation la plus forte du pays. Mais ce qui préoccupe le plus cet ancien chercheur de l'industrie sidérurgique, c'est "l'installation d'un chômage structurel". En Lorraine, plus d'un chômeur sur quatre recherche un emploi depuis plus d'un an. "En décembre 2009, on dénombrait chaque jour 108 nouveaux chômeurs de longue durée supplémentaires", s'alarme-t-il. "C'est vers eux que doivent porter les efforts ", préconise le CES.

Un autre phénomène, tout aussi inquiétant, a alerté les services de la région : la progression du nombre de "travailleurs pauvres". Ceux-ci représenteraient près de 50 000 personnes, soit 6 % des travailleurs lorrains, selon une récente étude de l'Insee. Le travail à temps partiel - le plus souvent subi - et les CDD ont augmenté avec la crise. Et les dernières statistiques font apparaître une nette augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA. Les salariés de moins de 25 ans et de plus de 50 ans sont surtout touchés par la précarité. "La Lorraine compte un peu plus de 100 000 demandeurs d'emploi de catégorie A (immédiatement disponibles), souligne Laurence Demonet. Mais si l'on n'y ajoute les catégories B et C (salariés ayant exercé une activité plus ou moins longue au cours du mois), leur nombre s'établit à 137 380 ; ce chiffre traduit bien la montée de la précarité."

La région Lorraine, qui consacrera cette année 134 millions d'euros à la formation professionnelle ( 2 %), a donc choisi de donner un coup de pouce aux travailleurs les plus exposés. "Le FIL doit permettre aux salariés précaires de développer leurs compétences en situation professionnelle, conclut la vice-présidente. Le but, c'est qu'ils puissent acquérir de nouvelles connaissances pour pouvoir évoluer vers un emploi durable. Les stages que nous finançons doivent marquer une progression. Ce critère est pour nous déterminant."

Nicolas Bastuck
Article paru dans l'édition du 02.03.10

Sources : lemonde.fr

JLD
Administrateur

Messages : 38
Date d'inscription : 20/03/2010
Localisation : Vandoeuvre

http://formez-moi-lorraine.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum